Logiciel privateur

Définition, exemples et bonnes pratiques

À retenir

  • Le code source est secret et appartient exclusivement à l'éditeur.
  • L'utilisateur ne possède qu'un droit d'usage (licence) et non le logiciel lui-même.
  • Il s'oppose directement au logiciel libre qui garantit la transparence et le partage.

Un logiciel privateur est un programme informatique dont le créateur restreint les libertés de l'utilisateur, notamment le droit de l'étudier, de le modifier ou de le redistribuer. C'est un peu comme une boîte noire : vous pouvez l'utiliser pour ce qu'elle est censée faire, mais vous n'avez pas le droit d'ouvrir le capot pour voir comment elle fonctionne ni de fabriquer la même pour un ami.

Étymologie

Le terme est une traduction de l'anglais proprietary software. Il a été mis en avant par Richard Stallman et la Free Software Foundation pour souligner que ces programmes « privent » l'utilisateur de ses libertés numériques fondamentales, par opposition au concept de logiciel libre.

Exemples d'usage

  • Le système d'exploitation Windows de Microsoft.
  • La suite de création graphique Adobe Creative Cloud (Photoshop, Illustrator).
  • Le logiciel de visioconférence Zoom.
  • Les applications mobiles téléchargées sur les boutiques officielles dont le code source est fermé.

Cas d'usage

Ce concept est central dans les débats sur l'indépendance numérique et la cybersécurité. On le retrouve dans presque tous les secteurs commerciaux où les éditeurs souhaitent protéger leur propriété intellectuelle et leur modèle économique en gardant le contrôle exclusif sur le code source de leurs produits.

Bonnes pratiques

Lorsqu'on utilise un logiciel privateur, il est crucial de rester vigilant sur la protection des données personnelles, car l'impossibilité d'auditer le code source rend difficile la vérification de l'absence de logiciels espions. Il est recommandé de favoriser les formats de fichiers ouverts pour ne pas rester prisonnier d'un logiciel spécifique.

Synonymes

logiciel propriétaire logiciel non libre logiciel clos

Antonymes

logiciel libre logiciel libérateur logiciel open source

Conseil

Pour un débutant, il est formateur d'essayer des alternatives libres (comme LibreOffice au lieu de Microsoft Office) pour comprendre qu'un logiciel n'est pas forcément une boîte verrouillée et qu'une communauté peut collaborer pour améliorer un outil commun.

Questions fréquentes

Un logiciel privateur est-il toujours payant ?

Pas nécessairement. Un logiciel peut être gratuit (freeware) tout en étant privateur s'il interdit l'accès à son code source et sa modification.

Quelle est la différence avec un logiciel propriétaire ?

Ce sont globalement des synonymes. 'Propriétaire' est le terme juridique classique, tandis que 'privateur' est un terme plus engagé utilisé pour critiquer la restriction des libertés de l'utilisateur.

Le logiciel privateur est-il moins sûr ?

Pas forcément, mais sa sécurité repose sur la confiance envers l'éditeur ('sécurité par l'obscurité'), contrairement au logiciel libre où n'importe qui peut vérifier et corriger les failles.