Logiciel à contribution

Définition, exemples et bonnes pratiques

À retenir

  • Utilisation gratuite autorisée pour une phase de test.
  • Paiement requis pour une utilisation régulière ou professionnelle.
  • Modèle économique basé sur la confiance entre l'auteur et l'utilisateur.

Un logiciel à contribution est un programme que l'on peut essayer gratuitement pendant une période déterminée ou avec des fonctionnalités limitées. Si l'utilisateur souhaite continuer à s'en servir après l'essai, il est invité à verser une somme d'argent à l'auteur. C'est un peu comme un échantillon gratuit qui devient payant si on décide de garder le produit.

Étymologie

Ce terme est une proposition de traduction officielle (un calque) de l'anglais shareware (de share, partager, et software, logiciel). Il a été introduit par les instances de terminologie française pour offrir une alternative francophone au terme technique anglo-saxon.

Exemples d'usage

  • WinRAR : Célèbre utilitaire de compression qui demande une licence après 40 jours d'utilisation.
  • Sublime Text : Un éditeur de texte sophistiqué qui peut être utilisé gratuitement mais affiche régulièrement un message incitant à l'achat d'une licence.
  • De nombreux petits jeux indépendants ou utilitaires système des années 1990 et 2000.

Cas d'usage

Ce modèle est utilisé par les développeurs indépendants ou les petites entreprises pour faire connaître leurs outils. Il permet à l'utilisateur de vérifier que le logiciel répond à ses besoins avant de dépenser de l'argent. On le retrouve souvent dans les utilitaires système, les éditeurs de code ou les outils de création graphique.

Bonnes pratiques

Il est important de lire les conditions d'utilisation (CLUF) pour connaître la durée exacte de la période d'essai. Même si le logiciel ne s'autodétruit pas après l'essai, le paiement est une obligation morale et légale pour soutenir le créateur. Évitez de chercher des versions « crackées » pour contourner la contribution, car cela comporte des risques de sécurité (virus).

Synonymes

partagiciel shareware

Antonymes

gratuiciel freeware logiciel libre

Conseil

Si vous débutez, ne confondez pas « logiciel à contribution » et « logiciel libre ». Dans le premier cas, vous payez pour le droit d'utiliser le programme propriétaire ; dans le second, vous avez accès au code source pour le modifier et le redistribuer.

Questions fréquentes

Quelle est la différence avec un logiciel gratuit (freeware) ?

Le logiciel à contribution n'est gratuit que temporairement ou partiellement, alors qu'un freeware reste gratuit de manière illimitée.

Le logiciel s'arrête-t-il de fonctionner si je ne paie pas ?

Cela dépend du développeur : certains bloquent l'accès, d'autres affichent simplement des rappels (nagware) ou limitent les fonctionnalités avancées.