À retenir
- Utilise de petits anneaux de ferrite pour stocker des 0 et des 1.
- Conserve les données sans électricité (mémoire non-volatile).
- A été remplacée par les puces en silicium (RAM moderne) beaucoup plus compactes.
La mémoire à tores magnétiques est une ancienne technologie de stockage de données où chaque bit d'information est conservé par un minuscule anneau de céramique aimantée (appelé tore). On peut l'imaginer comme un immense quadrillage de fils sur lequel sont enfilées de petites perles qui restent aimantées dans un sens ou dans l'autre, même une fois l'ordinateur éteint.
Étymologie
Le mot vient du latin torus, qui désigne une forme géométrique en anneau (semblable à un donut). Le terme « magnétique » souligne l'utilisation de la ferrite, un matériau capable de garder une empreinte magnétique. Cette technologie a été le standard dominant entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970.
Exemples d'usage
- L'ordinateur de bord des missions Apollo (Apollo Guidance Computer) utilisait cette technologie pour sa robustesse exceptionnelle.
- Les serveurs géants IBM System/360 utilisaient des grilles de tores pour leurs opérations de calcul intensives.
Cas d'usage
Elle servait de mémoire principale (l'équivalent de notre RAM actuelle) pour les ordinateurs centraux de l'époque. Sa grande force était d'être « non-volatile », ce qui signifie que l'ordinateur pouvait reprendre exactement là où il s'était arrêté après une panne de courant.
Bonnes pratiques
À l'époque, la fabrication était un travail d'orfèvre : les fils devaient être tissés à la main à travers les anneaux. Il fallait éviter de placer ces mémoires à proximité de moteurs ou d'aimants puissants qui auraient pu effacer instantanément toutes les données stockées.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si vous visitez un musée de l'informatique, cherchez des cadres avec des fils croisés : ce sont des mémoires à tores. C'est l'un des rares moments où l'on peut littéralement « voir » les bits individuels d'une mémoire informatique à l'œil nu.
Questions fréquentes
Pourquoi n'en utilise-t-on plus aujourd'hui ?
Parce qu'elle est extrêmement encombrante et lente comparée aux puces électroniques actuelles, et son coût de fabrication manuelle était très élevé.
Était-ce fiable ?
Oui, c'était l'une des technologies les plus fiables de son temps, car elle résistait bien aux interférences électriques et aux radiations.