À retenir
- Ancêtre des périphériques de copie de données.
- Liée à l'ère des cartes perforées en carton.
- Machine purement mécanique ou électromécanique, sans logiciel interne.
La reporteuse était une machine électromécanique utilisée à l'époque héroïque de l'informatique pour transférer ou dupliquer des données sur des cartes perforées. On peut la comparer à une sorte de photocopieuse de données physiques : elle lisait les trous d'une carte source pour les reproduire à l'identique sur une carte vierge.
Étymologie
Issu du verbe français « reporter », au sens de transférer une information d'un support à un autre. Ce terme appartient au vocabulaire de la mécanographie, l'ancêtre du traitement informatique moderne qui utilisait des machines mécaniques pour gérer des fichiers de cartes.
Exemples d'usage
- Duplication d'un lot de cartes de comptabilité pour créer une copie de sauvegarde physique.
- Transfert d'informations fixes (comme une date ou un code client) depuis une carte maîtresse vers des cartes de détails.
Cas d'usage
Ce concept intervenait dans les centres de calcul des années 1950 à 1970, principalement pour la gestion des stocks, le calcul des paies ou le recensement de populations, avant que les disques magnétiques et les écrans ne remplacent le papier.
Bonnes pratiques
À l'époque, la manipulation des cartes exigeait une grande rigueur : il fallait éviter l'humidité qui faisait gonfler le carton et s'assurer que les poinçons de la reporteuse étaient bien alignés pour éviter les erreurs de lecture ultérieures.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Pour comprendre l'informatique ancienne, retenez que la reporteuse symbolise le passage d'une donnée physique (un trou dans du carton) à une donnée reproductible. C'est l'ancêtre lointain du copier-coller.
Questions fréquentes
Quelle est la différence avec une perforatrice ?
La perforatrice était souvent manuelle (clavier) pour la saisie initiale, tandis que la reporteuse automatisait la copie de données déjà existantes.
Existe-t-il encore des reporteuses ?
Non, sauf dans les musées de l'informatique, car les cartes perforées ont disparu au profit du stockage numérique dans les années 1980.