À retenir
- C'est un seuil temporel contractuel lié à des pénalités financières.
- Elle sert de protection juridique et économique pour le client.
- Elle est souvent négociée en fonction de la criticité du service.
La DIMA est le délai maximal pendant lequel un service informatique peut rester en panne avant que le prestataire ne doive verser des compensations financières à son client. C'est, en résumé, la « durée de tolérance » inscrite dans un contrat avant que la panne ne devienne officiellement trop longue.
Étymologie
Acronyme de Durée Maximale d'Interruption Admissible. Ce terme s'est généralisé avec l'essor de l'infogérance et du Cloud Computing, où les entreprises externalisent leurs outils et exigent des garanties de fonctionnement solides.
Exemples d'usage
- Un contrat de messagerie professionnelle qui prévoit un dédommagement si les emails sont bloqués plus de 30 minutes.
- Un hébergeur web qui s'engage à ne pas laisser un site hors ligne plus de 4 heures sous peine de rembourser une partie de l'abonnement mensuel.
Cas d'usage
Ce concept intervient dans la rédaction des contrats de services informatiques (SLA). Il permet de définir les responsabilités du fournisseur en cas d'incident technique majeur impactant l'activité du client.
Bonnes pratiques
Lors de la rédaction d'un contrat, il faut s'assurer que la DIMA est alignée sur les besoins réels de l'entreprise : un service critique (comme une caisse de supermarché) nécessite une DIMA très courte, tandis qu'un outil de consultation d'archives peut supporter une durée plus longue sans dommages majeurs.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Faites attention aux modalités de calcul : vérifiez si la DIMA s'applique 24h/24 ou seulement pendant les heures de bureau. Une panne de 10 heures commençant le vendredi soir pourrait ne pas déclencher de pénalités si le contrat ne couvre que les jours ouvrés.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre DIMA et DMIA ?
La DMIA (Interruption Maximale Admissible) est un besoin métier technique, alors que la DIMA est la limite juridique inscrite au contrat déclenchant des pénalités.
Que se passe-t-il si la DIMA est dépassée ?
Le prestataire doit généralement verser des pénalités, souvent sous forme d'avoirs ou de remises sur les prochaines factures.