Binette

Définition, exemples et bonnes pratiques

À retenir

  • C'est l'ancêtre textuel de l'emoji.
  • Elle se lit généralement de côté (rotation de 90 degrés).
  • Elle sert à traduire l'aspect non-verbal d'une conversation.

Une binette est une suite de symboles du clavier (points, parenthèses, tirets) organisée de manière à représenter une expression du visage. Elle permet de transmettre une émotion ou une intention dans un message écrit, comme si l'on ajoutait une expression faciale à du texte.

Étymologie

Le mot provient d'un vieux terme français désignant une perruque (du nom du perruquier de Louis XIV, Binette), puis a évolué pour désigner la « tête » ou le visage de manière familière. En informatique, c'est un néologisme notamment soutenu au Québec pour remplacer les termes anglais smiley ou emoticon.

Exemples d'usage

  • :-) pour exprimer la joie ou une plaisanterie (à lire en penchant la tête à gauche).
  • :-( pour indiquer la tristesse ou la déception.
  • ;-) pour un clin d'œil complice.

Cas d'usage

On utilise les binettes dans les communications textuelles informelles comme les SMS, les courriels personnels, les forums de discussion ou les messageries instantanées pour éviter les malentendus liés à l'absence de ton de voix.

Bonnes pratiques

Il est recommandé de les utiliser avec parcimonie dans un cadre professionnel. Il faut également veiller à ce qu'elles ne nuisent pas à la lisibilité du message principal.

Synonymes

émoticône smiley frimousse bouille trombine

Conseil

Si vous débutez, souvenez-vous que la binette est une forme de ponctuation émotionnelle. Si une phrase peut être mal interprétée (comme du second degré), une petite binette ;-) permet de lever le doute immédiatement.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une binette et un emoji ?

La binette est créée uniquement avec des caractères typographiques (texte), alors que l'emoji est une petite image colorée intégrée au système.

Pourquoi dit-on binette au lieu de smiley ?

Il s'agit d'une recommandation linguistique, principalement au Québec, pour privilégier un terme francophone imagé désignant le visage.